Lettres d'un maître soufi. Le Sheikh al-‘Arabî ad-Darqâwî Zoom

Lettres d'un maître soufi. Le Sheikh al-‘Arabî ad-Darqâwî

Darqâwî, Mawlay al-'Arabî al-, Burckhardt, Titus, éd Arché Milano, 171 pages, Broché, Septembre 1991

Darqâwî, Mawlay al-'Arabî al- Burckhardt, Titus

"L’homme fort est celui qui se réjouit de voir que le monde échappe de ses mains, le quitte et le fuit ; qui se réjouit du fait que les gens le méprisent et disent du mal de lui, et qui se contente de sa connaissance de Dieu."

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"Il est dit que par l'invocation de Dieu (dhikru Llah) le croyant atteint une telle paix de l'âme que la grande terreur au jour de la résurrection ne peut l'attrister; combien moins pourrait-il être troublé par ce qui lui arrive d'épreuves et de revers dans ce monde-ci. Tiens-toi donc fermement à l'invocation de ton Seigneur, mon frère, comme nous te l'avons dit, et tu verras merveille (que Dieu nous comble de Sa grâce). Or, à nos yeux, l'invocation ne consiste pas en ce que l'homme dise toujours: Allâh, Allâh, qu'il prie et qu'il jeûne, et qu'à l'heure où un malheur le frappe, il cherche à droite et à gauche des remèdes et qu'il désespère de ne pas en trouver. Chez les hommes qui ont réalisé la Vérité (que Dieu soit satisfait d'eux), l'invocation exige que l'invoquant se conforme aux lois rigoureusement prescrites, dont la plus importante est l'abandon de ce qui ne le concerne pas, en toute heure. Alors, si son Seigneur se fait connaître à lui, ou disons, s'Il se révèle à lui par un de Ses noms de majesté ou de beauté, il Le reconnaîtra et ne L'ignorera pas. C'est cela l'invocation véritable chez ceux qui invoquent Dieu, et non pas l'état de celui qui est continuellement occupé par le culte de Dieu et qui, lorsque son Seigneur se révèle à lui sous quelque forme contraire à son désir, ne Le reconnaît guère. Comprends donc, que Dieu nous enseigne, Amen."

Al-‘Arabî al-Darqâwî al-Hasanî vécut au Maroc et y mourut en 1239/1823 alors qu’il avait environ quatre-vingts ans. Rénovateur de la Châdhiliyya, il fonda la branche dont il est l’éponyme. Il n’écrivit aucun ouvrage, laissant ce soin à d’éminents disciples comme Ibn ‘Ajîba. Ses lettres furent recueillies a` l’initiative de disciples et sont encore aujourd’hui lues, méditées et commentées par des maîtres spirituels actuels.

Du même auteur

Suisse allemand, Titus Burckhardt naquit à Florence en 1908. Très tôt attiré par les sagesses de l’Orient, il se rend à Fès au début des années pour entrer en Islam et trouver un maître spirituel. Il y séjournera plusieurs années. Il consacra tout sa vie à l’étude et l’exposition des différents aspects de la Tradition. Dans cette perspective, il dirigea l’équipe pluridisciplinaire mandatée par l’Unesco pour la sauvegarde de la vieille ville de Fès de 1975 à 1978. Parmi ses ouvrages les plus importants, citons : Introduction aux doctrines ésotériques de l’Islam ; Principes et méthodes de l’art sacré ; Alchimie ; et Fès, ville d’Islam. Il mourut à Lausanne en 1984.

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