Al-Niffari, Muhammad

Muhammad ibn Abd-al-Jabbar al-Hasan al-Niffari serait mort en l'an 354 de l'Hégire, soit une quarantaine d'années après Husayn ibn Mansur Hallaj, le martyr du soufisme. Son surnom lui serait venu du nom du village de Al-Niffar, dans la région de Kufa en Irak. Il a laissé deux ouvrages : Al-Mawaqif (Les stations) et AI-Muhatabat (Les adresses).

Hormis ces maigres données biographiques et ces deux livres, on ne connaît à peu près rien de Niffari, comme si cet homme, conscient d'avoir à redouter un sort semblable à celui de Hallaj, avait préféré vivre caché et inconnu de son époque.

Pendant plus d'un siècle et demi après sa mort, Niffari semble avoir été complètement ignoré.
Ce n'est qu'au sixième siècle de l'Hégire que l'on trouve son nom ainsi que des passages de ses livres cités par le grand savant et mystique Ibn-Arabi. Au septième siècle, Afif al-Din Tilmisani commente les Mawaqif dans un ouvrage intitulé Sharh al-Mawaqif (Interprétation des Mawaqif).