Demeerseman, André

André Demeerseman, des Pères Blancs, nommé en 1928 à Tunis pour l'étude de l'arabe et des réalités de l'islam, s'est voulu dès le départ entièrement donné aux Tunisiens. En 1930, il dénonce auprès de l'archevêque les extravagances du Congrès Eucharistique de Carthage parce qu'elles ne respectaient pas « la personnalité tunisienne ». Devenu responsable à Tunis de la maison d'études où il travaille, il lui donne le nom d'Institut des Belles Lettres Arabes (IBLA). Sa double fidélité aux Tunisiens et à la vocation primordiale de l'Église fait qu'il est appelé à devenir vicaire général du diocèse de Carthage, responsable des Pères Blancs de Tunisie et discret consultant pour l'élaboration d'un nouveau statut de l'Église en Tunisie. Par son approche fraternelle de ceux qui croient autrement, il fut un précurseur du Concile Vatican II. Praticien de la rencontre des gens il s'est acculturé durant 66 ans jusqu'à devenir  "tunisien d'esprit et de coeur."