Ibn al-'Arif, Abû-l-'Abbâs Ahmad

Ibn al-Arif ou Al-Urruf, de son vrai nom Abul Abbas Ahmad Ibn Mohammed Ibn Musa Ibn Ata Allah al-Mariyyi al-Sanhaji (23 juillet 1088, Almeria - 1141, Ceuta) est un Soufi andalou. Il est un des fondateurs de l'école soufi (ou Tariqa), basée sur les enseignements de Ibn Masarra.

Almeria était le foyer du soufisme et ibn al-‘Arīf s’y rattacha mais on ignore quels furent ses maîtres.

Il eut de très nombreux disciples engendrant la crainte du sultan almoravide ‘Alī qui le fit persécuter. Ce fut le cadi d’Alméria, ibn al-’Aswad, jaloux du succès du shaykh, qui le dénonça. Le sultan ordonna alors qu’Ibn al-‘Arīf se rendit à Marrakech où il arriva enchainé mais fut très vite, non seulement libéré par le sultan, mais traité avec bienveillance et respect. Ce dont ibn al-‘Arīf ne profita guère car il mourut bientôt, selon certains de ses biographes, à la suite d'un empoisonnement, et selon d’autres de maladie, en 1141. De même ceux-ci divergent quant au lieu de sa mort, Marrakech pour les uns et Ceuta pour les autres, bien que tous soient d’accord sur le fait que le saint ait été enterré dans la première.

Ibn al-‘Arīf fut le fondateur de l’École Ésotérique d’Alméria, il est connu en tant que saint, ascète et maître spirituel. Il prônait une christianisation de l’islam et une islamisation du christianisme.

Parmi ses œuvres on peut citer le Mahāsin al Majālis consacré aux différentes demeures (manāzil) de la vie spirituelle et à laquelle ibn ‘Arabī se réfère à plusieurs reprises.