Auteurs

  • Corbin, Henri

    Corbin, Henri

    Henry Corbin (1903-1978) est l'un des philosophes français les plus importants du XXe siècle. Son œuvre (une trentaine d'ouvrages) est consacrée à la philosophie islamique (Histoire de la philosophie islamique), et plus particulièrement au chiisme iranien et à sa mystique (Le Livre de la sagesse orientale, L'archange empourpré).

  • Etienne, Bruno

    Etienne, Bruno

    Étienne Bruno : Né en 1937, mort en 2009, Bruno Étienne était sociologue et politologue français. Il était spécialiste de l'Algérie et de l'Islam ainsi qu'en anthropologie religieuse. Diplômé de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence et de l'Université de Tunis en langue arabe, il fut chercheur puis directeur de recherches au CNRS, enseigna en université à Alger et Casablanca ainsi qu'à l'Institut d'études politiques d'Aix en Provence. Il est notamment l'auteur de livres consacrés à l'émir Abd el Kader (Abdelkader en 1994, et, avec François Pouillon en 2003, Abd el-Kader : le Magnanime)

  • Ghani, Abel Alani

    Ghani, Abel Alani

    Poète et calligraphe, héritier de l’école de calligraphie de Bagdad, Ghani Alani, né en 1937 à Bagdad, est l’un des grands maîtres de la calligraphie contemporaine. Il a enseigné a la faculté des Lettres d'Aix-en-Provence et à l'INALCO.

  • Du Pasquier, Roger

    Du Pasquier, Roger

    Né en 1917, licencié en histoire et géographie, Roger Du Pasquier est un journaliste et traducteur suisse qui a publié plusieurs ouvrages  consacrés à l'Islam. Ayant réalisé dans les années 40 des reportages en Orient, il se rapproche de l'orientaliste Jean Herbert (1897-1980) qui manifeste lui aussi dans ses travaux un intérêt profond pour les traditions et spiritualités orientales. Par son intermédiaire il apprend la conversion à l'Islam du métaphysicien français René Guénon, qui publiait depuis de nombreuses années des articles et ouvrages sur les métaphysiques et symbolismes des grandes traditions religieuses -Hindouisme, Christianisme et Islam. Lui aussi converti à l'Islam, R. du Pasquier sera proche des auteurs de "l'école traditionnaliste" qui, dans le sillage des travaux de R. Guénon et Ananda Coomaraswamy (1877-1947), font découvrir au public occidental la profondeur et l'actualité des doctrines traditionnelles portées par les grandes religions : Frithjof Schuon (1907-1998), Titus Burckhardt (1908-1984), Martin Lings (1909-2005) et Seyyed Hossein Nasr (1933). Roger du Pasquier traduira ainsi des ouvrages offrant une alternative à une pensée moderne pétrie de sceptiscisme et de matérialisme : "Qu'est-ce que le soufisme" de Martin Lings (Seuil) "Lumières bouddhiques" de Marco Pallis (Fayard) et "Le Chemin de la Mecque" (Fayard) de l'Autrichien converti à l'Islam Muhammad Asad (Leopold Weiss). Il est également l'auteur de plusieurs études : "Découverte de l'Islam" (Seuil), "L'islam entre tradition et révolution" (Togui) ou encore, en collaboration avec William Austin et Vincent Mansour Monteil "Le Monde arabe : Tradition et renouveau" (Edita Lazarus).

  • Dinet, Etienne

    Dinet, Etienne

    Alphonse-Étienne Dinet est né en 1861 à Paris dans un milieu bourgeois originaire du Loiret. Son passage à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris fut couronné de succès. C'est la découverte décisive et émerveillée du Sud qui va profondément marquer la vie de Dinet. Parmi les œuvres lumineuses rapportées de ce voyage, figure l'admirable vue des “Terrasses de Laghouat”(exposée au Musée National des Beaux-Arts d'Alger). Avec l'aide de son ami Sliman, il parcourt le désert et se familiarise avec les tribus nomades et bédouines, découvrant la tradition arabo-berbère. Ce qui le poussera à aimer puis à se convertir à l'Islam en 1913 en devenant Nasr-Ed-Dine Dini.

  • Debuigne, Gérard

    Debuigne, Gérard

    Gérard Debuigne, médecin, est spécialisé en phytothérapie et en nutrition. 

  • De Laugier de Beaurecueil, Serge

    De Laugier de Beaurecueil, Serge

    -De Laugier de Beaureceuil, Serge : Né en 1917, mort en 2005, Serge de Beaureceuil était un théologien et islamologue français, spécialiste du soufisme de culture persane. Titulaire d'un doctorat en théologie de la faculté dominicaine du Saulchoir, diplômé de l’École des langues orientales (arabe et persan), docteur ès Lettres, il mena des recherches sur la mystique musulmane à l'Institut Dominicain d'Études Orientales du Caire (1946-1963). Spécialiste du maître Afghan Abdullah al Ansari, il lui consacra une monographie (Un mystique hanbalite, Khwâdja Abdullah Ansari) et deux traductions (Ansari : chemin de Dieu et Ansari : cris du cœur).

  • De Vitray-Meyerovitch, Eva

    De Vitray-Meyerovitch, Eva

    Eva de Vitray-Meyerovitch (1909-1999), inscrite elle-même dans la tradition soufie, elle a fait connaître au public français Rûmî et la mystique musulmane, à travers de nombreux livres et articles.

  • Darrigol, Jean-Luc

    Darrigol, Jean-Luc

    - Darrigol, Jean-Luc : Né en 1944 à Villenave-d'Ornon (Gironde), Jean-Luc Darrigol, après ses études au lycée Montaigne de Bordeaux, suit une année de propédeutique à la Sorbonne avant d'obtenir une Licence ès lettres à la Faculté des Sciences humaines de Lyon, puis un DES de géomorphologie avant d'enseigner l'histoire et géographie pendant sept ans à l'Ecole franco-canadienne de Sainte-Foy-lès-Lyon. En 1971, il fonde l'ACRN (Association pour la Connaissance et le Respect de la Nature). Il entre aux Éditions Dangles en 1976 et fonde la collection Santé Naturelle en 1978. Jean-Luc Darrigol est aujourd'hui écrivain public, rédacteur de documents destinés à la promotion de la nutrithérapie et de la phytothérapie pour le compte de plusieurs laboratoires européens de compléments alimentaires.

  • Makariou, Sophie

    Makariou, Sophie

    Diplômée de l'École du Louvre, titulaire d'un DEA en histoire et ancienne élève de l'INALCO (arabe classique), Sophie Makariou est conservateur du patrimoine. Elle est directrice du département des Arts de l'Islam au musée du Louvre de 2009 à 2013 puis nommée, en août 2013, présidente du musée Guimet.

  • Chodkiewicz, Michel

    Chodkiewicz, Michel

    Directeur Général des éditions du Seuil jusqu'en juin 1989, Directeur d'Études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales. Sa famille d'origine catholique polonaise est établie en France depuis 1832. Lors d'un voyage dans les pays arabes, il découvre le soufisme et se convertit à l'Islam vers l'âge de 17 ans. Depuis, il fait une recherche inlassable sur les textes d'Ibn 'Arabi qui servent de matière à son séminaire à l'École des Hautes Études. Recherche poursuivie par, deux de ses enfants dont Claude Addas qui a publié un ouvrage où elle relate l'itinéraire spirituel et géographique du cheikh al-Akbar: Ibn 'Arabî, ou la quête du Soufre Rouge (Paris, Gallimard, 1989). Michel Chodkiewicz est considéré comme l'un des plus grands spécialistes de la pensée akbarienne. Les éditions Sindbad viennent de publier sous sa direction une édition critique des Futûhât al-Makkiyya - les Illuminations Mecquoises.

  • Chih, Rachida

    Chih, Rachida

    Historienne de formation, Rachida Chih a consacré plusieurs études au soufisme en Égypte. Elle est chargée de recherche au CNRS. Rédactrice de la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée (REMMM), série Histoire.  Ses recherches de terrain menées en Haute Égypte dans les années 1990 et au Caire éclairent des aspects religieux et sociologiques du soufisme contemporain

  • Chiadmi, Mohamed

    Chiadmi, Mohamed

  • Charaf, Sadek

    Charaf, Sadek

  • Chabry, Manuel

    Chabry, Manuel

    -Manuel Chabry est traducteur, spécialisé dans le soufisme.

  • Burckhardt, Titus

    Burckhardt, Titus

    Suisse allemand, Titus Burckhardt naquit à Florence en 1908. Très tôt attiré par les sagesses de l’Orient, il se rend à Fès au début des années pour entrer en Islam et trouver un maître spirituel. Il y séjournera plusieurs années. Il consacra tout sa vie à l’étude et l’exposition des différents aspects de la Tradition. Dans cette perspective, il dirigea l’équipe pluridisciplinaire mandatée par l’Unesco pour la sauvegarde de la vieille ville de Fès de 1975 à 1978. Parmi ses ouvrages les plus importants, citons : Introduction aux doctrines ésotériques de l’Islam ; Principes et méthodes de l’art sacré ; Alchimie ; et Fès, ville d’Islam. Il mourut à Lausanne en 1984.

  • Brahami, Mostafa Suhayl

    Brahami, Mostafa Suhayl

    Titulaire d'un magistère en physique (Alger), docteur en économie (Lausanne), chercheur en éthique et en management interculturel, Mostafa Suhayl Brahami est enseignant en économie et management à Lausanne. L'auteur participe régulièrement à des cours et conférences sur l'Islam. 

  • Borrel, Marie

    Borrel, Marie

    Marie Borrel est journaliste et auteur. Elle a dirigé pendant une dizaine d'années la rubrique santé du magazine “Psychologies”, avant de devenir rédactrice en chef du magazine “Médecine Douce”. Elle se consacre aujourd'hui à l'écriture. Elle a déjà publié une dizaine de livres, dont Le guide des médecines différente chez Pocket et L'envie de guérir aux éditions Belfont.

  • Bayhaqî, Abû Bakr

    Bayhaqî, Abû Bakr

    Abû Bakr Ahmad al-Khosrojerdî al-Bayhaqî (994-1066) était un théologien asharite, un savant shaféite du fiqh (jurisprudence islamique) et du Hadith, originaire du Khorassan (actuel Iran). Il étudia auprès d'une centaine de savants, notamment auprès de deux grands maîtres de la science du Hadith : al-Hakim al-Naysabûrî et Abû ‘Abd al-Rahmân al-Sulamî. Auteur prolifique dans les différentes branches de l'érudition traditionnelle (fiqh, Hadith, Théologie, Histoire, exhortation), célèbre pour son ascétisme, il est notamment connu pour deux ouvrages : Shu‘âb Al-Îmân" (traduit sous le titre Les branches de la foi) Al-Sunan Al-Kubrâ (recueil de fiqh et de science du Hadith en 10 volumes) et Al-Zuhd al-Kabîr (traduit sous le titre  l'Anthologie du renoncement).

  • Baudoux, Dominique

    Baudoux, Dominique

    Dominique Baudoux est docteur en aromathérapie. Il enseigne l'aromathérapie en Europe, au Québec, au Japon et à Taiwan pour le compte de plusieurs écoles d'aromathérapie. Conférencier, il participe à de nombreux congrès.

  • Barry, Michael

    Barry, Michael

    Michael Barry est né à New York en 1948. Après avoir longtemps vécu en France et en Afghanistan, il enseigne actuellement à l'université de Princeton aux Etats-Unis. Chercheur en langues et civilisations musulmanes (il est l'auteur de Faïences d'azur, éd. de l'Imprimerie Nationale, Prix du livre d'Histoire de l'art de l'Académie française 1997, d'une traduction en vers libres du Pavillon des sept princesses du poète persan médiéval Nezâmî de Gandjeh, éd. Gallimard 2000, et de nombreux travaux consacrés au monde ibérique du XVe siècle), il a été observateur pour la Fédération internationale des droits de l'Homme de 1979 à 1985, coordinateur des missions de Médecins du Monde jusqu'en 1994, consultant des Nations Unies entre 1989 et 1991, enfin, envoyé spécial de Bernard Kouchner à Kaboul pour les dernières opérations humanitaires à la veille de la conquête de la ville par les Talibans. Son ouvrage de référence sur l'Afghanistan Le royaume de l'insolence (éd. Flammarion), a été réédité à trois reprises (1984, 1989, 2002) et son dernier livre Massoud, paru en 2002 aux éd. Louis Audibert a été couronné par le Prix Femina essais. Stuart Cary Welch, ancien conservateur des Musées de l'université de Harvard aux Etats-Unis, est le spécialiste américain qui a sans doute le plus contribué, au cours du XXe siècle, à classer les styles, à dégager de leur anonymat, et enfin à identifier par leur nom les maîtres spécifiques de l'ensemble des “miniatures persanes” connues. Michael Barry, qui fut l'un de ses plus proches disciples avant d'étudier en profondeur les littératures et philosophies du XVe siècle en Islam, a choisi de poursuivre ici l'œuvre de Stuart Cary Welch en termes d'iconographie et de symbolisme.

  • 'Attâr, Fârid al-Dîn

    'Attâr, Fârid al-Dîn

    Né et mort à Nishapûr dans le Khorassan (actuel Iran) Fârid al-Dîn ‘Attâr (1142-1190) était un poète mystique de langue persane. Son surnom ‘Attar lui vient de son activité professionnelle de droguiste-parfumeur. Sa poésie influencera de nombreux poètes mystique, en particulier Rûmî. Parmi ses oeuvres les plus connues : le Pend-namèh (traduit en français sous le titre le Livre des conseils) et le Mantiq al-Tayr (traduit en français sous le titre La conférence des oiseaux).

  • Tahhân, Mahmûd al-

    Tahhân, Mahmûd al-

    Diplômé de la Faculté de droit de Damas, Mahmûd al-Tahhân est un savant contemporain spécialisé dans la science du Hadith. Il a enseigné cette science pendant plusieurs années dans l'Université de droit de Médine.

  • Raouafi, Chaker Ben Belkacem al-

    Raouafi, Chaker Ben Belkacem al-

    Diplômé de l'Université al Zaytuna de Tunis, spécialiste en fiqh (jurisprudence) malikite, le Sheikh al Raouafi est imam et prédicateur en Tunisie.

  • Nawawî, Muhyî-l-Dîn al-

    Nawawî, Muhyî-l-Dîn al-

    L'imâm naquit à Nawâ en l'an 631 de l'Hégire. Son père, Sharaf, fort pieux à ce qu'on raconte, dirigea son éducation et son orientation. A l'âge de 19 ans, après avoir fait le tour des cheikhs de Nawâ et de l'enseignement qu'ils donnaient, il partit en compagnie de son père à Damas, capitale administrative et politique de la région, mais aussi et surtout capitale des sciences et des arts, pour y étendre la sphère de ses connaissances. En 665, il succéda au titre de recteur de l'Ecole Dâr Al-Hadîth Al-Ashrafiyya après l'imâm Abû Shâma, et assuma cette fonction jusqu'à sa mort. Il suppléa aussi occasionnellement le cadi Shams Ad-Dîn Ibn Khallikân, l'auteur du Wafayât Al-A‘yân, pour le remplacer à la tête de l'école dite Al-Madrasa Al-Rukniyya. L'imâm An-Nawawî écrivit un grand ombre d'ouvrages. La plupart de ses travaux sont relatifs au Hadith, au fiqh et à la lexicologie arabe. Il rendit le dernier soupir au cours du dernier tiers de la nuit du mardi 24 Rajab de l'an 676.

  • Nabahânî, Ismâ'îl al-

    Nabahânî, Ismâ'îl al-

  • Amdouni, Hassan

    Amdouni, Hassan

    Né en 1955 à Tunis, Hassan Amdouni  est un écrivain tunisien spécialisé dans les travaux portant sur le Coran, le fiqh (jurisprudence islamique) et l'Histoire musulmane. Titulaire d'une Licence en droit musulman à la Zaytûna de Tunis et d'un Doctorat en Etudes Arabes et Islamiques (Histoire et Civilisation) à la Sorbonne, il a assumé diverses responsabilités au sein d'institutions islamiques belges et françaises et a enseigné dans les instituts des études Islamiques de Bruxelles, Paris et Château-Chinon.

  • Sharîf, Al-Radî al-

    Sharîf, Al-Radî al-

    - Sharîf al-Radî est un érudit perse né aux environs de 970 et mort à Kazmain (Irak) en 1015 . Commentateur du Coran, il fut également un poète fameux. De confession chiite, il est l'auteur de la plus célèbre anthologie de dires attribués à Ali Ibn Abi Tâlib, Nahj al-Balaghah(traduction française : Fleurs de Sapience. Paroles de l'imam 'Ali), anthologie lue et méditée tant en milieu sunnite que chiite.

     

  • Jawziyya, Ibn Qayyim al-

    Jawziyya, Ibn Qayyim al-

    Ibn Qayyim al-Jawziyya (1292–1350) était un savant hanbalite syrien spécialiste du fiqh (jurisprudence) et du hadith. Il eut plusieurs maîtres dans les différentes sciences traditionnelles islamiques, dont le plus illustre était Ibn Taymiyya. En dehors de ses travaux érudits portant sur le droit, la science du Hadith et l'étude du Coran, il consacra plusieurs de ses livres à l'exhortation morale et à la spiritualité. Il eut de nombreux disciples, dont les plus connus furent Ibn Kathîr et Ibn Rajab al-Hanbalî. Parmi ses ouvrages traduits en français : Le Sentier des Itinérants  et Les Vertus de l'Invocation de Grâce sur le Prophète, tous deux publiés aux éd. Universel.

  • Gîlî, 'Abd al-Karîm al-

    Gîlî, 'Abd al-Karîm al-

    Né en 1336, mort en 1428, ‘Abd al-Karîm al-Gîlî était un maître spirituel de la région de l'actuel Iraq. Peu d'éléments biographiques le concernant ont été conservés, mais les historiens notent qu'il voyagea et vécut en Inde et au Yémen entre 1393 et 1403. Descendant du maître ‘Abd al-Qadîr al Jilanî (1077-1166), le fondateur éponyme de la tarîqa Qâdiriyya, il est connu pour être un héritier spirituel important du saint andalou Ibn ‘Arabî. Auteur d'une trentaine d'ouvrages, dont un commentaire des Futuhât al-Makkiyya d’Ibn ‘Arabî, son livre le plus connu est son Al-Insân al-kâmil fī al-ma’rifa (traduit sous le titre De l'Homme Universel par Titus Burckhardt, éd. Dervy) dans lequel il expose la doctrine akbarienne de l'Homme universel.

  • Ghazâlî, Muhammad al-Saqqa al-

    Ghazâlî, Muhammad al-Saqqa al-

    Né en 1917 en Egypte, mort en 1996 en Arabie Saoudite, Muhammad al-Ghazâlî al-Saqqa était un savant du fiqh (jurisprudence islamique) et prédicateur égyptien. Diplômé de l'université d'Al-Azhâr (Egypte) en 1941, il y exerça diverses fonctions et obtint notamment le poste de Président de la prédication islamique. Il enseigna également plusieurs années aux universités de Constantine (Algérie), de la Mecque et du Qatar. Il meurt en 1996 au cours de son pèlerinage à la Mecque. Il est enterré à Médine.

  • Dabbâgh, 'Abd al-'Azîz al-

    Dabbâgh, 'Abd al-'Azîz al-

    Ce Cheikh ummî – n’ayant reçu aucune formation théologique – fut un maître spirituel de la confrérie Shâdhiliyya et l’un des plus grands interprètes des doctrines soufies. Il s'illustra par l'étendue de ses connaissances religieuses qui marqueront ses auditeurs dont une part étaient issus du milieu des savants marocains. La nature inspirée de ses connaissances en fit une des figures majeures du “saint illetré” ayant une audience tant en milieu populaire qu'en milieu savant. Son enseignement oral fut recueilli par un disciple très versé dans les sciences islamiques et notamment dans le Hadith, Ibn al-Mubârak al-Lamtî (m. 1156/1743). Al-Dabbâgh mourut à Fès en 1142/1720 où il est enterré.

  • Busayrî, Sharaf al-Dîn al-

    Busayrî, Sharaf al-Dîn al-

    Abû ‘Abd Allâh Sharaf al-Dîn Muhammad b. Sa‘îd b. Hamâd al-Sanhâjî al-Busayrî (ou Bûsîrî), descendant comme son nom l'indique de la grande tribu maghrébine des Sanhâja, naquit dans le village de Dilâs en Haute-Egypte en l'an 608 de l'hégire (1211). On connaît peu de choses de l'enfance d'al-Busayrî si ce n'est qu'à l'instar des enfants de sa génération, il a reçu l'éducation traditionnelle de son époque : mémorisation du Saint Coran, étude de la Tradition prophétique, de la langue et de la grammaire arabes.

    On sait qu'il quitta son village natal pour se rendre au Caire où il poursuivra ses études auprès de prestigieux savants et se familiarisera avec l'histoire, la biographie du Prophète, la littérature et les sciences religieuses. On connaît aussi son penchant pour la poésie et son aisance naturelle à composer des vers, qualités acquises très tôt et qui lui vaudront d'être admis dans la cour des princes friands d'éloges et de prose, et craints par ses adversaires contre qui sa plume pouvait être acerbe. Outre la poésie, al-Busayrî avait aussi un don particulier pour la calligraphie qui lui permettra d'exercer les métiers de scribe, copiste, calligraphe et même de décorateur de monuments funéraires. Il aurait aussi occupé la charge d'inspecteur de marché, fonction qu'il quittera par suite de différends et de rivalité. Après avoir exercé ces différents métiers aussi bien au Caire qu'en Haute-Egypte et composé un certain nombre de poèmes, certains élogieux et d'autres critiques, al-Busayrî est cueilli par les feux de l'amour du Prophète. Il est alors envahi d'un désir ardent pour le Prophète Muhammad, une passion irréfrénable qui embrase alors tout son être et le mène à renoncer à toute prose profane.

    Désormais, l'imam des poètes dédiera son talent inné au Prophète, et composera de prodigieux hymnes que d'aucuns considèreront sacrés. C'est le cas notamment de la célèbre Burda, dont l'histoire de la rédaction est entouré de miraculeux. Jusqu'à nos jours, cette qasîda, qui a traversé les siècles et les continents, continue d'être déclamée à travers le monde. Tous les peuples de l'Islam la connaissent et son prestige est tel qu'un grand nombre de savants, et non des moindres, l'ont commentée. Après avoir consacré le restant de ses jours à chanter et à louer les vertus du Prophète dans ses Hamziyya, Mudriyya, Khamriyya, Dhakhr al-Maâd, Lâmiyya etc., l'Imâm des poètes s'éteindra à l'âge de quatre-vingt sept ans, en l'an 695 de l'hégire (1295), à Alexandrie où son corps repose près de celui d'Abû al-‘Abbâs al-Mursî (m. 686), cet illustre personnage de la Tradition islamique qui a avoué à la fin de ses jours : « Cela fait quarante ans qu'aucun voile n'est venu m'empêcher, même le temps d'un clin d'oeil, de me souvenir de l'Envoyé de Dieu. Si j'eus été voilé un seul instant, je ne me serais alors plus compté du nombre des Musulmans. »

  • 'Asqalânî, Ibn Hajar al-

    'Asqalânî, Ibn Hajar al-

    Né et mort au Caire (1372-1448), Ibn Hajar al-‘Asqalânî était un juriste shaféite, spécialiste du Hadith (muhaddith) et théologien asharite. Savant unanimement reconnu pour l'étendu de son savoir, il reçut le titre de Amîr al mu’minîn fi al-hadîth, titre honorifique décerné aux plus grands spécialistes du Hadith. Parmi ses nombreux ouvrages, son commentaire du Jâmi‘ al-Sahîh d'al-Bukhârî, intitulé Fath al-Bârî, est le plus célèbre, ainsi que son Bulûgh al-Marâm, compilation de hadiths servant de base dans l'Ecole de droit shafiite.

  • 'Alawi, Cheikh al-

    'Alawi, Cheikh al-

    Le maître spirituel algérien Ahmad b. Mustafâ al-‘Alawî (1869-1934) est le fondateur de la confrérie ‘Alawiyya, une très importante branche de l'ordre shadhilite, et l'un des principaux représentants du soufisme du XXe siècle. Son enseignement se répandra dans tout le Maghreb mais aussi au Moyen-Orient et en Europe. Auteur de nombreux traités de métaphysique, il est l'une de ces figures exceptionnelles qui apparaissent dans les périodes d'obscuration, et dont le rôle est de revivifier par la parole et l'exemple la tradition à laquelle ils appartiennent. Parmi ses textes traduits en français : Lettre ouverte à ceux qui critiquent le soufisme (La Caravane), et Sagesse céleste - Traité de soufisme (La Caravane). Martin Lings lui a consacré une biographie : Un saint soufi du xxe siècle. Le cheikh Ahmad al-'Alawî (éditions du Seuil)

  • Qâshani, Abd al-Razzâq al-

    Qâshani, Abd al-Razzâq al-

    Mort en 1330, ‘Abd al-Razzâq al-Qâshanî est un mystique persan, héritier spirituel du mystique andalou Muhyî al-Dîn Ibn ‘Arabî. Al-Qâshanî eut pour maître Mu’ayyad al-Dîn Jandî, lui-même disciple de Sadr al-Dîn al Qûnawî, gendre et disciple d'Ibn ‘Arabî. Sa vie nous est peu connue, mais il laissa une œuvre écrite considérable, en arabe et en persan. Parmi ses livres les plus célèbres : son commentaire des Fusus  al Hikam d'Ibn ‘Arabî,  un Commentaire ésotérique du Coran (éditions les Deux océans) ainsi qu'un Lexique technique soufi.

  • al-Akhdari, Abderrahmane

    al-Akhdari, Abderrahmane

    Né et mort à Biskra en Algérie (1512-1575), ʻAbd al-Ramân al-Akharî était un éminent juriste malikite, logicien et astronome. Auteur de plusieurs ouvrages dans divers disciplines, notamment en logique et en rhétorique, son livre majeur est son Mukhtasar, traité de jurisprudence malikite traitant des prescriptions rituelles (prière, jeûne...). Le Mukhtasar est depuis devenu un des ouvrages de référence de l'Ecole de droit malikite.

  • Aîssa, Abdelkader

    Aîssa, Abdelkader

    Né à Alep (1920), mort à Istanbul (1991), Abdelkader Aîssa était un savant et maître spirituel de la confrérie Shâdhiliyya-Darqâwiyya. Chargé de prédication dans plusieurs mosquées syriennes, son rayonnement s'étendit à la Jordanie, l'Irak et la Turquie où il eut de nombreux élèves. Disciple du Sheikh algérien Muhammad al Hâshimî (lui-même disciple du Sheikh al-‘Alawî), son unique livre est Haqâ-iq al-tasawwuf (Vérités sur le soufisme). L'ouvrage, devenu une référence, est à la fois une défense méthodique et une illustration pédagogique du Soufisme.

  • Addas, Claude

    Addas, Claude

    Claude Addas est diplômée des Langues orientales. Elle a mené ses travaux de recherche de doctorat sur la vie et l'œuvre d'Ibn ‘Arabî.

  • Accart, Xavier

    Accart, Xavier

    Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques d'Aix-en-Provence, Xavier Accart est docteur ès sciences religieuses et ès littérature comparée (E.P.H.E. - Sorbonne). Collaborateur de divers journaux et revues (La Vie, Le Point, La Croix, Les Dossiers H, Politica hermetica), il enseigne actuellement dans une université indienne. Il a dirigé aux éditions Archè L'Ermite de Duqqi, René Guénon en marge des milieux francophones égyptiens (avec la collaboration de Daniel Lanfon de l université de Tours et Thierry Zarcone du C.N.R.S.).

  • Abu Khalil, Chawki

    Abu Khalil, Chawki

  • Al-Ghazâlî, Abû Hâmid

    Al-Ghazâlî, Abû Hâmid

    Abû Hâmid al-Ghazâlî naquit à Tûs en 450/1058. Surnommé de son vivant Hujjat al-islâm (la Preuve de l’Islam), il marqua profondément les sciences religieuses et la spiritualité musulmane. Son ouvrage majeur est Ihyâ’ ‘ulûm al-Dîn dans lequel il traite de l’ensemble des sciences religieuses en 40 livres. Il mourut dans sa ville natale en 505/1111.

  • Abdelkader, Emir

    Abdelkader, Emir

    Né à Mascara (Algérie) en 1807 au sein d’une famille de lettrés, l'Emir Abdel Kader fut un mystique, homme politique et chef militaire. Fils de Sidi Muhieddine, un maître de l'ordre des Qadiris, descendant du Prophète par l'intermédiaire de Moulay Idriss, il reçut dès son plus jeune âge une formation traditionnelle complète : Coran, hadith, mystique, grammaire, logique... Il s'illustra notamment par la lutte armée qu'il mena contre la France qui entreprenait alors la conquête coloniale de l'Afrique du Nord. Après avoir mis sur pied et dirigé un état islamique dans les parties occidentale et centrale du Maghreb, il mit fin à sa résistance armée. Déporté en France puis en Syrie, c'est à Damas qu'il parachèvera ses fonctions d'enseignement et de direction spirituelle, en tant qu'héritier doctrinal majeur d'Ibn ‘Arabî (m. 1240). Son Kitâb al-Mawâqif est la consignation par écrit de l'enseignement spirituel oral qu'il donna à Damas. Ce livre a été partiellement traduit, par Michel Chodkiewicz sous le titre Ecrits spirituels (éditions du Seuil) et par Abdallah-Dominique Penot le Livre des haltes (Dervy). Il mourut à Damas en 1883 entouré de sa famille et de ses disciples.

  •  Bouyerdene, Ahmed

    Bouyerdene, Ahmed

    Ahmed Bouyerdene est chercheur en histoire, spécialiste d'Abd el-Kader. Il a déjà publié Abd el-Kader par ses contemporains (Ibis Press, 2008)

  • Salazar, Ovidio

    Salazar, Ovidio

    Né en Californie, Ovidio Salazar réalise des films documentaires depuis plus de 20 ans. Après des études de théâtre et de cinéma à Los Angeles et à New York, son intérêt pour le Soufisme l'amène en Europe et au Moyen-Orient où il suit des cours d'arabe et de sciences islamiques (à Londres et au Caire). Il a notamment produit le célèbre film Al-Ghazâlî l'alchimiste du bonheur, une série pour la BBC Faces of Islam et a filmé à de nombreuses reprises le pèlerinage à la Mecque. Il a d'ailleurs réalisé en 2001 pour la BBC le documentaire plusieurs fois primés Hajj Journey of a Lifetime diffusé sur plusieurs chaînes cablées.

  • Lings, Martin

    Lings, Martin

    Il naquit en Angleterre en janvier 1909 dans une famille protestante. Après avoir découvert les ouvrages de René Guénon, il fit la rencontre de Frithjof Schuon en 1938 et entra en Islam. C’est alors qu’il reçut le nom d’Abû Bakr Sirâj al-Dîn. Après avoir été conservateur des manuscrits arabes à la British Library, il se consacra entièrement à ses fonctions de maître spirituel et à ses travaux d’écriture. Parmi ses ouvrages qui firent date, citons : Un Saint soufi du XX ème siècle ; Le Prophète Muhammad. Sa vie d’après les sources les plus anciennes ; et Qu’est-ce que le soufisme ? Il mourut en Angleterre en mai 2005.

  • Geoffroy, Eric

    Geoffroy, Eric

    Eric Geoffroy est Islamologue et spécialiste du soufisme, il a notamment publié La Sagesse des maîtres soufis (Grasset, 1998), L'Instant soufi (Actes Sud, 2000) et Une voie soufie dans le monde : la Shâdhiliyya (Maisonneuve & Larose, 2005).

  • Penot, 'Abdallah

    Penot, 'Abdallah

  • Joyeux, Henri

    Joyeux, Henri

    Henri Joyeux est Professeur de cancérologie et de chirurgie digestive à la Faculté de Médecine de Montpellier.
    Spécialiste en nutrition, alimentation et cancer, il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Changez d’alimentation, et Les Abeilles et le chirurgien : de l’apiculteur à l’apithérapeute.

    Site Internet officiel : www.professeur-joyeux.com

  • Chouiref, Tayeb

    Chouiref, Tayeb

    Tayeb Chouiref est docteur en islamologie (Université de Strasbourg), spécialiste de la mystique musulmane et des sciences du Hadith. Il a longtemps enseigné la langue arabe dans le secondaire et fut chargé de cours à l’Université Charles de Gaulle (Lille III). Écrivain et conférencier, il a notamment publié Les Citations du Coran expliquées (Eyrolles, 2015), Lire et comprendre le Coran (Tasnîm, 2014) et Les Enseignements spirituels du Prophète (Tasnîm, 2008). Il a également traduit et annoté Le Livre de la patience (La Ruche, 2001) et Le Livre de la science (La Ruche, 2000), deux chapitres de la somme spirituelle de Ghazâlî, Ihyâ ‘ulûm al-dîn, ainsi que Le Mahdî et ses Conseillers (Mille et une lumières, 2006), extrait des Futûhat al-makkiyya d’Ibn ‘Arabî.